• 24nov

    Points GPS d’épaves à (gros) carnassiers

    PREMIERE PARTIE – MANCHE EST

    Pêche en Mer n° 317, Décembre 2011
    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

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    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

    Introduction de l’article :

    Les épaves sont des zones de premier choix pour localiser les gros carnassiers et vous savez maintenant comment les aborder au mieux pour réussir vos sorties (lire Pêche en Mer n°316). Reste maintenant à passer à l’action. Mais pour aller où ? Afin de vous aider, voici une liste de coordonnées GPS. Mais pas n’importe lesquelles, puisque cette liste est une sélection des épaves potentiellement riches en carnassiers.

    Pour déterminer ma sélection, je me suis appuyé sur les caractéristiques les plus favorables pour l’acclimatation des carnassiers sur une épave. Les carnassiers, selon le secteur, peuvent être les bars, les lieux jaunes, les morues, les maigres et bien d’autres. De plus tous les points GPS donnés ici sont précis entre 1 et 10 m, vous êtes donc sûr de trouver facilement chacune de ces carcasses.

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  • 02juil
    Pêche en mer Hors-Série Bar n°17

    Pêche en mer Hors-Série Bar n°17

    Les coins de pêche pour le bar

    Introduction de l’article :

    Du bord au large, tous les postes à bar.

    Qu’il soit recherché du bord ou en bateau, le bar se traque de multiples manières et il  s’acclimate à de nombreuses configurations. Poste peu ou très profonds, avec ou sans courant, eau claire ou sale, fonds accidentés ou non, tant de paramètres opposés que l’on a croisé un jour en cherchant le Dicentrarchus labrax ! Voici les postes types pour rechercher le bar.

    « Si le bar nous fascine tant, c’est bien pour la diversité des approches qui permettent sa capture. Tantôt déçus par une bredouille imprévisible, tantôt émerveillés par un excellent résultat tout aussi improbable, voilà ce qui nous plait chez le labrax. Il se prend aussi bien sur une épave immergée dans plus de 40 mètres d’eau qu’en surface sur une avancée rocheuse accessible à tous pêcheurs à pied. De plus, un gros sujet se balade aussi bien au large que dans la zone de balancement des marées… »

    Les coins de pêche à bar suivants sont abordés :

    • Les tombants et cassures
    • Les épaves
    • Les têtes de roche
    • Les rivières : lits, deltas et embouchures
    • Les digues rocheuses
    • Les côtes rocheuses (pointes, falaise, roches artificielles de protection du littoral…)
    • Les étendues de roches immergées (plateaux, dédales…)
    • Les parcs d’élevage conchylicoles
    • Les plages

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Pêche en Mer HS n°17 - Les postes à bar

    Pêche en Mer HS n°17 - Les postes à bar

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  • 20mai

    Pêche en Mer 311 - Juin 2011

    Pêche en Mer 311 - Juin 2011

    Pêche sur les postes isolées

    Tête de roche, épave, tombant…

    Pêche en Mer n° 311, Juin 2011

    Introduction de l’article :

    Aux leurres…
    Pratiquez les postes isolés

    Au large, le moindre relief isolé au milieu de la masse d’eau est un habitât potentiel pour la flore et la faune aquatique. Certains postes rassemblent de véritables attroupements de carnassiers, lesquels ne se jettent pas pour autant sur le moindre leurre…

    « A la belle saison, le nombre de plaisanciers se multiplie et chacun est à l’affût du résultat des autres bateaux revenant du large. Les options d’itinéraire sont nombreuses et en misant sur un poste isolé au large, dans une certaine profondeur, vous optimisez les chances de réussite.

    La carte marine nous donne toutes les informations nécessaires au repérage des bons postes. Elle indique la présence d’épaves, obstructions, têtes de roche, tombants ou encore dunes de sables. Tous ces postes sont intéressants et susceptibles de rassembler quelques gros poissons (bars, lieus, maigres, morues…) en quête de nourriture.

    Les postes les plus précis sont les têtes de roche représentées par une croix sur les cartes et les épaves représentée par des symboles ronds ou ovales (voir encadré page 53)… ».

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Les postes isolés : épaves, têtes de roches, tombants, obstructions

    Les postes isolés : épaves, têtes de roches, tombants, obstructions

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  • 22juil

    Humminbird

    Le Side Imaging de Humminbird

    Prospection sous-marine en 3D

    L’écho-sondeur est un appareil électronique qui détecte la profondeur et les éléments subaquatiques entre la surface et le fond, sous le bateau. Il y a plus de 5 ans les écrans couleurs devenaient accessibles au grand public, permettant de mieux différencier les nuances par rapport aux écrans monochromes, qui avaient à l’époque une définition limitée. Aujourd’hui les plaisanciers ont entre leurs mains des appareils ultra-précis d’une luminosité confortable et dont la résolution s’approche de celle d’un écran plat. Mais la marque Humminbird a pris un véritable élan technologique avec une interprétation en trois dimensions des fonds marins : le Side Imaging.

    La technologie Side Imaging est révolutionnaire

    La technologie Side Imaging est révolutionnaire. Ici les pieds immergés d'un cylindre s'affichent sur l'écran. Il s'agit d'un autre cylindre à droite du bateau, non visible sur la photo (le même que celui que l'on voit à gauche de la photo).

    Le Side Imaging est l’aboutissement des recherches menées depuis quelques années par la marque Américaine Humminbird à propos d’un nouveau procédé : le sondage à multi-faisceaux non-concentriques. Pour commencer sur une bonne base, disons que le Side Imaging ne remplace pas le sondeur, il est complémentaire : il s’agit d’un « super-sondeur » de prospection, à condition qu’il soit combiné à un GPS, ce qui est le cas de tous les appareils Humminbird. Il fonctionne en combinaison avec un sondeur, et l’on passe de l’écran Side Imaging à l’écran sondeur en fonction des besoins : Side Imaging pour repérer les reliefs et les gros bancs de poissons, en marche avant, et sondeur classique pour détecter les poissons et la hauteur du fond sous la coque du bateau, en dérive.

    Description de la technologie Side Imaging :

    Système de balayage latéral Side Imaging

    Système de balayage latéral Side Imaging

    Il s’agit d’un système de balayage latéral de chaque côté du bateau qui permet une représentation 3D des fonds. Cette technologie est installée sur les modèles haut de gamme sondeur/GPS. L’intérêt de ce système est qu’il permet de balayer à distance sur les côtés du bateau et de renvoyer une image réaliste du fond. Le rendu est proche d’une photographie du fond, grâce à des dégradés (nuances de bleus, oranges ou gris) et des zones d’ombres derrière les cailloux, épaves et autres obstacles. C’est un système de prospection des fonds qui permet de découvrir les reliefs du fond à distance, assez loin du bateau. On est à mi-distance entre le sonar et le sondeur, avec une prospection du fond à moindre distance que le sonar mais un rendu mieux détaillé des fonds avoisinants. Je ne serais pas étonné que de plus en plus de pêcheurs professionnels s’équipe de la technologie dans un futur proche. Il fonctionne bien lorsque le bateau est en marche avant en ligne droite, entre 1 et 5 noeuds (idéalement 1 à 3 noeuds), et les deux faisceaux de la sonde balayent latéralement une large zone de chaque côté du bateau, jusqu’à plusieurs dizaines de mètres, avec une portée théorique de 110m pour chaque faisceau.

    Les fonds durs et reliefs bien détachés du fonds renvoient des échos de forte intensité, qui s’affichent en clair. La masse d’eau entre la surface et le fond apparaît en bleu sombre. Lorsqu’un obstacle décollé du fond intercepte le faisceau, il renvoie un écho, et ce qui est derrière n’est pas sondé et apparaît en zone d’ombre, comme une ombre portée par un faisceau lumineux comme le soleil.

    On peut détecter à distance un banc de poissons entre deux eaux, sans toutefois atteindre le degré de précision d’un sondeur classique pour les détails fins. Une fois les poissons repérés à plusieurs dizaine de mètres du bateau, on déplace le curseur sur le banc et on appuie sur « Mark » pour enregistrer cette zone clé : il ne reste qu’à repasser dessus au sondeur classique.

    Les appareils multi-fonctions Humminbird disposent du sondeur classique (sondage vertical couleur mono ou multi-fréquence), de la cartographie / GPS et du nouveau Side Imaging (sondage latéral). Il est possible de partager l’écran pour visualiser ces fonctionnalités simultanément ou d’utiliser une des fonctionnalité en plein écran pour un maximum de visibilité.

    Grande épave au Side Imaging, on place le curseur sur l'endroit souhaité de l'épave.

    Grande épave dans 25m de fond sondée au Side Imaging à une vitesse de 3,7 nds. On place le curseur sur l'endroit souhaité de l'épave pour dériver ensuite au sondeur classique.

    Side Imaging en pratique :

    Lors de la première utilisation, quelle agréable surprise de découvrir ou redécouvrir les fonds de notre zone de pêche. Mais il reste à interpréter l’image, ce qui n’est pas très simple de prime abord. Le fonctionnement est différent de celui du sondeur classique, qui sonde ce qui se passe entre la coque du bateau et le fond, à la verticale du bateau. Le Side Imaging sonde ce qui se passe horizontalement entre le fond sous le bateau et le fond à plusieurs dizaines de mètres de chaque côté du bateau.

    On va pouvoir avancer à une vitesse allant de 1 à 5 noeuds et trouver à plus de 20 mètres de chaque côté du bateau : une fosse, un changement de nature de fond, des roches éparses, des épaves… C’est clairement une arme de repérage de poste. Lorsque l’on repère un point intéressant avec le Side Imaging, on peut déplacer un curseur sur ce point, et enregistrer le point GPS (bouton « Mark »). Le GPS enregistre avec précision tous les détails de cette photo 3D du fond : c’est l’élément clé du Side Imaging qui, vous l’aurez compris, est indissociable du GPS.

    La définition précise de la partie sondeur des combinés Humminbird est précise : ici descente de la ligne sur une épave.

    La définition de la partie sondeur classique des combinés Humminbird est précise : ici descente de la ligne sur une épave.

    On a un nouveau point précis, on repasse au dessus, et on sonde à la verticale avec le sondeur classique pour repérer les bancs de poissons et la profondeur précise. On est alors en action de pêche rapidement. Le passage à la sonde classique, cette fois-ci, ce fera en dérive, bateau placé à la perpendiculaire du courant : le bateau avance en crabe.

    Le balayage de l’écran n’est pas horizontal comme sur un sondeur classique mais vertical. C’est un peu troublant au départ, mais on s’y fait vite (le fond s’affiche de haut en bas sur l’écran). Quand on réfléchit bien, c’est logique, l’écran affiche progressivement ce qui se trouve de chaque côté du bateau qui est en marche avant, donc défilement vertical de de haut en bas. Il est possible d’afficher les deux côtés du bateau, en théorie visibles jusqu’à 110 mètres de chaque côté, vous prospectez donc au maximum 220 mètres de large ! Ceci est valable pour les faibles profondeurs, dans un fond de 25 mètres nous voyons facilement jusqu’à 60 mètres de chaque côté (prospection de 120 mètres de large). Il est possible de n’afficher qu’un côté du bateau si vous voulez plus de détails sur l’écran.

    Side Imaging en mer :

    La prospection précise - gros bars

    Prospection précise grâce au Side Imaging : un avantage pour trouver plus facilement les gros bars

    On parle beaucoup de Side Imaging en compétition de pêche sur les plans d’eau douce. C’est un outil de prospection qui permet aux pêcheurs de comprendre rapidement des postes inconnus. En mer, des explorateurs d’épaves ont testé la technologie avec surprise et succès. Les pompiers et la gendarmerie l’ont utilisé pour leurs opérations de recherches sous-marines. En théorie le fabriquant recommande une utilisation idéale dans un fond de 20 mètres et jusqu’à 30 mètres. Certains pêcheurs méditerranéens sont allés plus loin en exploitant des fosses. Nous avons pu tester la technologie sur des épaves dans 40 mètres de profondeur, avec un certain succès. Certes la définition est moins bonne que sur les fonds de 20 mètres, mais elle est suffisante pour se faire une idée précise de la position et la forme d’une épave dans une telle profondeur. Les bancs de sables offrent des images magnifiques des rides formées sur le fond. Sur les fonds sableux dissimulant des roches éparses, les moindres reliefs sont repérés de loin, ce qui permet de trouver tous les postes isolés facilement. On détecte aussi à merveille les parcs à huîtres et à moule. Enfin il est possible d’enregistrer de nombreuses informations sur une carte mémoire (de type SD-Card) insérée dans l’appareil pour retravailler les coins de pêche à la maison.

    En résumé : le bateau avance, l’écran affiche une « photo 3D » du fond jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de chaque côté du bateau, vous avez les points GPS de tout point visible sur cette « photo 3D » : c’est redoutable !


    Combinés Humminbird disposant de la technologie Side Imaging :

    1197c-SI Combo - Diagonale 26,5cm (10,4”), 800x600px – 3999 Euros

    798c-SI Combo – Diagonale 12,7cm (5”), 640x640 px – 1659 Euros (avec antenne GPS intégrée ou externe)

    997c-SI Combo – Diagonale 20,3cm (8”), 800x480px – 3299 Euros

    997c-SI Combo – Diagonale 20,3cm (8”), 800x480px – 3299 Euros

    1197c-SI Combo - Diagonale 26,5cm (10,4”), 800x600px – 3999 Euros

    1197c-SI Combo - Diagonale 26,5cm (10,4”), 800x600px – 3999 Euros

    Quelques photos du Side Imaging :

    Un gros navire posé à plat.

    Un gros navire posé à plat. J'ai traversé l'épave sur sa largeur, je suis passé vers l'arrière du bateau. A gauche : en partant du trait central vertical, on lit de droite à gauche, et on distingue légèrement l'échelle puis la cabine à l'avant du bateau. A droite, en partant du trait central vertical, on lit de gauche à droite, et on distingue légèrement la cabine puis clairement l'arrière du bateau avec l'échelle.

    Passage au Side Imaging sur un chalutier

    Ici passage au ras de la proue d'un chalutier, qui est sur la droite de mon bateau. Sur la partie droite de l'écran du Side Imaging, on distingue bien l'épave et son enrouleur de chalut cassé sur l'arrière.

    Voir sur le net :

    Acheter un produit Humminbird avec la technologie Side Imaging

    Article technique : trouver et pêcher un poste isolé au Side Imaging

    Informations sur Navicom et Humminbird

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  • 23juin

    Lieu jaune record de France

    Le 10 janvier, à la Saint-Guillaume, le port des Minimes (La Rochelle) était gelé par une température de -7°C. Nous avons embarqué à bord d’un Valiant Patrol 7,50m motorisé par un Mercury Verado 225cv.
    Nous prospections les postes isolés (épaves) au Side Imaging (Humminbird 1197c-SI) et sommes allés à environ 35 miles au large. J’ai eu la chance de capturer, sur ces postes vierges de toute activité, un lieu jaune de 9,8kg au shad (soft swimbait).
    Ce poisson vient d’être homologué record de France sur ligne 16 lbs par la FFPM. Au moment de la prise, le poisson était 2 fois plus lourd que mon petit bébé d’un mois.
    Vous avez peut être aperçu la bête sur la couverture du magazine “Pêche en Mer” du mois de janvier 2009.

    Couverture du magazine Peche en Mer 284  Lieu jaune record de France sur ligne 16 lbs

    Extrait de l’article paru dans le magazine Pêche en Mer

    Après une fin de saison plutôt calme, alors que mon bateau est en maintenance en ce début d’année, je découvre sur Internet qu’un certain Yannick pêche des lieus énormes à deux heures de chez moi. Un coup de fil plus tard, une partie de pêche est programmée pour le week-end suivant, quoi de mieux pour bien démarrer 2009.

    Durant les gelées impressionnantes du début d’année, la période se prêtait plutôt aux activités d’intérieur bien au chaud : bouquinage et révision du matériel et du bateau. En surfant sur la toile, mon ami Florian, toujours à l’affût, m’envoie le lien du blog d’un nouveau guide de pêche : Yannick Deslande à La Rochelle (http://www.ydfishing.fr). Les dernières pages montrent des pêches impressionnantes de la semaine. Après mure réflexion, j’appelle et m’invite au programme du week-end. « Si tu le souhaites, tu peux venir les mains dans les poches, je m’occupe de tout… Pense juste à te couvrir abondamment », me confie Yannick. J’imaginais bien que les conditions n’allaient pas être de tout repos.

    Bien entendu, je prépare tout de même un peu de matériel, le minimum vital, et plusieurs couches de vêtements. J’ai du mal à trouver sommeil, pensant aux gros poissons vus sur le blog dans la journée… Mais je suis loin d’imaginer ce qui m’attends !

    Valiant Patrol 7,50m + Moteur Hors Bord Mercury 225CV

    Le rendez-vous est fixé à 7h30 au port des Minimes. Au départ à 5h30 de Bordeaux, les vitres de la voiture sont gelées et le tableau de bord affiche -7°C ! Arrivé au port des Minimes, vision irréelle, le port est gelé ! Entre les pontons et les roches, une couche de glace s’est formée avec l’humidité en surface, couche relativement épaisse pour une eau salée. Yannick nous impose un gilet de sauvetage autogonflant, que nous porterons en permanence. De plus, j’aperçois le radeau de survie accessible sur l’avant du bateau et Yannick m’informe que le réservoir contient 550 litres de carburant. Ces points clés de sécurité rassurent le nouveau papa que je suis, d’autant que nous prévoyons une navigation à plusieurs dizaines de miles au large.

    Le pneu 7,50 m est motorisé par un Mercury Verado 225 CV qui nous offre une vitesse de croisière à 25 noeuds, et une réserve qui le pousse facilement à plus de 40 noeuds.

    La navigation est assez longue, mais le soleil se lève sous un ciel dégagé et le grand pare-brise nous permet de discuter tout au long du trajet sans être gêné par le froid.

    La première épave nous montre une belle détection de poisson, mais le vent contraire au sens du courant n’est jamais bon, ce qui est prouvé une fois de plus puisque nous n’enregistrons aucune touche. Yannick nous pousse encore plus au large sur une autre épave, cette fois le courant tombe et les touches ne tardent pas à se manifester. Anthony, jeune pêcheur qui nous accompagne, monte un shad rose de 15 cm, Yannick également, quant à moi j’utilise un coloris jaune et rouge. Lors du positionnement d’essai pour trouver le sens de la dérive, je reste accroché au fond. Je ne sens plus le bout des doigts qui dépassant des gants et peine à refaire mon noeud albright. Yannick s’en occupe, ancien ligneur, il a l’habitude des raccords tresse / nylon en conditions extrêmes. J’en profite pour changer de coloris et finalement opter pour une couleur « chartreuse » à paillettes.

    Combat avec deux gros lieus jaunes

    Anthony touche un beau poisson. Alors que je regarde le combat, je sens une tape, puis une deuxième que je ferre. Je lève un poids important qui ne tarde pas à s’énerver en me vidant une dizaine de mètre de tresse. Je resserre le frein pour brider le départ fulgurant. Progressivement je récupère du fil, mais le poisson ne se rend pas et me fait des rushes puissants qui me feraient presque douter qu’il s’agisse d’un lieu. Anthony met son lieu à l’épuisette, une bête de 7 kg ! De mon côté, je remonte petit à petit mon poisson, qui sonde jusqu’au dernier mètre sous le bateau. La tâche claire arrive en surface, il s’agit d’une deuxième bête tout aussi impressionnante. Lorsqu’elle arrive dans le bateau, Yannick m’affirme que le lieu dépasse les 8 kg. Quelle joie, mon record était de 7 kg, j’avais vu un poisson de plus de 8 kg sur le site web, mais je n’aurais pas pensé en capturé un d’entrée de jeu. Le sourire jusqu’aux oreilles, je contemple ce magnifique carnassier et nous prenons le temps d’immortaliser ces émotions. Le prédateur recrache un petit tacaud bien brillant, indiquant les proies chassées sur le fond.

    Yannick sort sa bogagrip qui fait peson, celle-ci oscille autour de 9 kg avec le petit roulis. Là, je n’en reviens pas ! Nous avons tous oublié les températures négatives et le bateau se repositionne. Aux dérives suivantes, Yannick touche un beau 7 kg et Anthony tape un 8,3 kg, nous sommes au frontières du réel. Aujourd’hui, avec mon expérience sur nos côtes atlantiques, je n’aurais pas pensé un jour être aussi surpris par de telles pêches : la moyenne est à 8 kg ! Le vent d’est forcit à au moins 4 beauforts, la mer s’agite et la pêche devient moins facile. Nous touchons un autre lieu de 7 kg, mais ce changement soudain de temps, non prévu, incite Yannick à  rejoindre la côte pour pêcher un tombant rocheux plus calme. Dans un clapot serré, le retour s’effectue sans problème à 20 noeuds. Le Patrol 750 passe confortablement la mer formée. Nous rejoignons un autre spot, une cassure nette passant de 20 à 35 mètres. Sur la première dérive, nous touchons deux gros lieus de « seulement » 4 et 5 kg, aux shads rose et chartreuse de Yannick et Anthony. Mais les autres dérives ne donneront rien, et nous rejoignons assez vite le port sous un grand soleil qui a réchauffé le littoral. Aux pontons, le soleil éclaircit les restes de glace en surface offrant une ambiance peu commune.

    A la pesée, notre grande joie, mon poisson accuse 9,8 kg, un record de France homologué FFPM. Ce genre de programme hivernal est rare, et des amis jaloux sont déjà retourné partager ces moments d’exceptions.

    Merci à toi Yannick.

    Voir aussi :

    Fiche du lieu jaune

    Dossier complet sur le lieu jaune (Pêche en Mer)

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Recent Comments

  • Lisez Pêche en Mer cette année (2016), vous ne serez pas déç...
  • Bonjour Ce livre présente tous les types de leurres et les a...
  • Je ne peux pas ne pas commenter. Impeccablement écrit!...
  • Merci pour votre article, bonne journée....
  • Morue pechee par ERIC a belle isle l ete dernier. 15.00kgs. ...