• 24jan

    Pêche en Mer n°342 - janvier 2014 Leurres souples, techniques de pêche en mer

    Introduction de l’article :

    Leurres souples : maniez-les du fond à la surface

    Quand le poisson n’est pas mordeur, alors qu’il est clairement annoncé au sondeur, il faut tenter de le faire réagir autrement qu’en dandine. Tentons-le alors du fond à la surface…

    Lorsqu’une belle détection de poissons est repérée au sondeur, il arrive que nous n’enregistrions aucune touche. Le premier réflexe est de laisser filer la ligne sous le bateau et de dandiner ou de faire tressauter le leurre sur le fond. Imaginons deux ou trois pêcheurs équipés de leurres complémentaires : un shad, un slug et un jig par exemple. Trois dérives sans résultat suffisent à nous montrer un manque d’activité et donnent envie à l’équipage de changer de poste. Reste alors la question de la détection.
    Quels poissons peuvent bien être représentés sur l’écran ? S’agit-il d’un banc de maquereaux, de tacauds, d’une perturbation formée par un tourbillon de courant derrière une tête de roche ? Si cette masse est décollée du fond, de l’épave ou de l’amas de roches, c’est très généralement du poisson. Il est donc temps de remettre en question la technique. Si les poissons ne réagissent pas, c’est qu’ils sont focalisés sur une proie précise, ou qu’ils ne sont pas en activité alimentaire. Nous allons alors jouer de leur instinct chasseur pour les inciter à attaquer notre imitation qui doit sortir du lot en se distinguant parmi le poisson fourrage.

    Cette technique permet de toucher des poissons chasseurs, notamment le lieu jaune et le bar.

    Voir aussi sur le web :

    Fiche leurre : les shads / Fiche leurre : les slugs

    Pêche du bar aux leurres souples

    Les montages de leurres souples

    Tout sur les leurres de pêche

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Pêche en Mer n°342 - janvier 2014

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  • 01nov

    Taille légale du bar : 42 cm !

    Depuis la publication de la charte pour une pêche en mer de loisir éco-responsable, la législation se renforce en vue de la gestion des ressources marines. Dans la continuité de l’application de la charte, un nouvel arrêté rassemble toutes les tailles minimales de capture et revoit à la hausse certaines tailles, dont celle du bar commun.

    La taille légale de capture du barDicentrarchus labrax – a été rehaussée à 42 cm au lieu de 36 cm sur la face Atlantique.
    Outre Atlantique, la taille légale du loup (son appellation locale) passe à 30 cm au lieu de 25 cm en Méditerranée d’après mes dernières informations.

    Novembre 2012 : la taille légale de capture du bar passe à 42 cm

    En 2002 Pecheweb.com (devenu Fishermag.com) faisait la promotion d'une taille minimale de capture du bar à 42 cm.

    Il s’agit d’une mesure pour laquelle de nombreux acteurs de la pêche de loisir ont milité. Les sites Internet, les compétitions (la première fût l’Open Bar des Abers), les associations dont le Collectif Bar Européen ont tous contribué à promouvoir cette mesure qui tient du bon sens. Pourquoi spécialement le bar ? Parce qu’il s’agit de l’espèce la plus recherchée par les pêcheurs de loisir en France et qu’il est particulièrement important de préserver les ressources de cette espèce. Le bar est un moteur qui a amené à une mesure globale révisant les tailles légales de captures d’autres espèces emblématiques telles que le cabillaud, la daurade royale, la dorade grise, la sole ou encore le maigre

    Reste à appliquer ces nouvelles tailles légales de capture à la pêche professionnelle (décision Européenne) et surtout à évoluer vers le repos biologique de certaines espèces.

    Si je me fie aux dernières réunions au sujet des tailles légales de capture des poissons et crustacés, les mesures suivantes devraient figurer sur l’arrêté :

    1) Quelques tailles légales de captures mises à jour :

    • Daurade royale : 23 cm au lieu de 19 cm.
    • Bar commun : 42 cm au lieu de 36 cm en Atlantique et 30 cm au lieu de 25 cm en Méditerranée.
    • Sole : 25 cm au lieu de 24 cm.
    • Maigre : aucune taille n’était fixée, nouvelle taille légale 45 cm (maille biologique, volonté des 5 fédérations) ou 30 cm (volonté d’autres intervenants)
    • Rouget barbet : 15 cm au lieu de 11 cm.
    • Dorades grises et roses : 23 cm…

    2) Repos biologique :
    Les volontés entre la pêche de loisir et la pêche professionnelle divergent, les pêcheurs professionnels étant contre le respect du repos biologique concernant le bar.
    3) Quotas journaliers :
    Face au refus des pêcheurs professionnels du respect du repos et des tailles biologiques, les fédérations représentatives des pêcheurs de loisir se sont bloquées à leur tour, considérant avoir fait de grandes concessions en rehaussant de nombreuses tailles légales de capture pour les pêcheurs de loisir.

    Chronologie des lois depuis la charte  pour une pêche de loisir éco-responsable.

    Rappel des derniers grands changements en terme de législation pour le pêcheur de loisir :

    Pour mieux comprendre (tailles légales, pêches raisonnées, repos biologique du bar)

    Livre La pêche du bar

    Livre La pêche du bar, éditions Vagnon

    Un extrait de mon dernière livre « La pêche du bar » aux éditions Vagnon (publié en décembre 2011), à propos des ressources de bar, des tailles biologiques et du repos biologique, pages 20-21 :

    Éthique du pêcheur sportif

    Consommation du bar :

    Un bar en croûte de sel ou un filet de bar au fenouil, c’est si bon ! Il est normal de prélever et de savourer ce mets de premier choix, avec la fierté d’avoir apporté à table un plat servi dans les restaurants étoilés. Ce n’est pas interdit, il n’y a pas de quoi rougir dans la mesure où tout prélèvement, bien mesuré et réfléchi, se fait sans excès.

    Maille du bar en compétition :

    • La FFPM, Fédération Française des Pêcheurs en Mer, a passé la taille minimale des bars comptabilisés à 40 cm dans le cadre de ses compétitions officielles.
    • Dans le cadre des compétitions de pêche du bar aux leurres, regroupées dans un circuit nommé Labrax Cup®, les bars ne sont comptabilisés qu’à partir de 42 cm.

    Maille biologique :

    Vous pouvez voir sur le tableau « Maturité sexuelle » en page 17 qu’au cas extrême, la femelle ne se reproduit qu’à partir de 40 cm en Méditerranée et 42 cm en Manche/Atlantique. Pour être certain de prendre un bar mature qui s’est reproduit au moins une fois, puisqu’il n’existe pas de moyen efficace pour distinguer un mâle d’une femelle sans les tuer, il convient de se fixer une taille minimale de capture à 40 cm en Méditerranée et 42 cm ailleurs. C’est ce que j’appelle la « maille biologique », ou « taille minimale biologique de capture », qui amène à relâcher tout bar juvénile.

    Cette éthique vise à remettre à l’eau plus de poissons qu’en suivant les mailles légales.

    Cependant, que les débutants se rassurent, en terme de gestion des stocks, un pêcheur occasionnel qui ne garde dans son année que 5 bars de la maille légale (36 cm sur la face atlantique et 25 cm en Méditerranée) ne fait pas plus de mal à la ressource qu’un pêcheur régulier qui conserve des dizaines de bars de plus de 42 cm dans sa saison, bien au contraire.

    Pour suivre ce raisonnement, un pêcheur ne peut se positionner en tant que défenseur de l’espèce par le simple fait qu’il se soit approprié l’étiquette « maille à 42 cm », s’il conserve une quantité indécente de bars dans son année.

    Ressource de bars en surveillance :

    La maille biologique n’est qu’un premier pas vers une pêche raisonnée, la limite des captures vient en complément. Vous avez peut-être remarqué qu’aujourd’hui, les cartons de bars ne sont plus fièrement exposés. C’est déjà un grand pas vers la prise de conscience de l’appauvrissement des ressources de bars. D’ailleurs, à qui la faute ? Aux pêcheurs amateurs qui, du bord, capturent des quantités de bars juvéniles sous prétexte qu’ils ne connaissent pas la législation ? Aux quelques plaisanciers qui quadrillent les bonnes zones aux palangres ou réalisent des bons coups de plus de 50 kg dès que possible ? Aux bolincheurs à l’affût du retour du bar pour prélever plusieurs tonnes tout près de la côte ? Aux chalutiers pélagiques, équipés de sonars et de caméras derniers cris, qui prennent les bars reproducteurs à la volée sur les zones de frai ?

    Si les dérives existent chez tous les traqueurs de bars, les statistiques montrent que la baisse des ressources est majoritairement actée par le chalutage pélagique « en boeuf » et le chalutage de fond sur les zones de frai l’hiver, à raison de plus ou moins 3 000 tonnes par an. Il est fort probable que cette surexploitation locale de bancs de bars concentrés pour se reproduire ne soit pas compatible avec le maintien d’une quantité de reproducteurs suffisante et que le comportement reproducteur des bars soit perturbé par les opérations de pêche.

    En outre, si tous les bars ainsi pêchés étaient destinés à finir dans l’assiette du consommateur, cette technique aurait un sens. Mais lorsque ces bateaux capturent plusieurs tonnes de bars d’un seul coup, le prix de vente du bar devient dérisoire provoquant un engorgement total du marché qui conduit à jeter une partie de la pêche.

    Les ligneurs, pêcheurs professionnels de bars à la ligne, se sont imposés une limitation de l’effort de pêche durant la période de frai. Ils ont appliqué un arrêt temporaire de la pêche du bar qui apporte un repos biologique à l’espèce.

    L’expérience montre qu’il est préférable de mettre en place des mesures de gestion des stocks visant à en assurer la pérennité avant qu’une dégradation de l’état de ces stocks n’aboutisse à une situation difficile à maîtriser. La généralisation de ce repos biologique à toutes les techniques de pêche professionnelles et de loisir pourrait faire partie de ces mesures bénéfiques.

    Dans ce contexte, il est fort probable que l’effort demandé sur l’accès à la ressource soit réparti entre les usagers au sein de la pêche professionnelle, mais aussi entre les pêcheurs professionnels et les pêcheurs plaisanciers dont nous faisons partie, car la protection de l’espèce est l’affaire de tous.

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  • 24avr
    La pêche du bar - Code Vagnon

    La pêche du bar - Code Vagnon

    Livre : La Pêche du bar

    Auteur : Guillaume Fourrier
    Editions
    : Vagnons (Code Vagnon)
    Préface
    : Gérard d’Aboville (Conseil Supérieur de la Plaisance) et Jean-Claude Bel (EFFTA)

    Prototype de couverture (c'est le même livre)

    Prototype de couverture que l'on trouve sur le net
    (c'est le même livre)

    Description :

    Ce livre présente, de manière didactique, le bar et toutes les techniques de pêche qui permettent sa capture, que l’on pratique aux leurres ou aux appâts, du bord comme en bateau.
    Ce tour d’horizon du « poisson roi » des côtes françaises décrit en détail la vie et les mœurs du bar, les techniques, les appâts, les leurres et tous les postes sur lesquels erre le bar.

    Plus de 100 schémas d’animations, de techniques, de nœuds ou de montages illustrent chaque partie tout au long de l’ouvrage.

    148 pages / ISBN 978-2-85725-795-0

     

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    Aperçu du livre :

    Exemple de page PRESENTATION DU BAR

    Exemple de page PRESENTATION DU BAR

    Exemple de page APPÂTS

    Exemple de page APPÂTS

    Exemple de page TECHNIQUE APPÂTS

    Exemple de page TECHNIQUE APPÂTS

    Exemple de page LEURRE

    Exemple de page LEURRE

    Exemple de page TECHNIQUE LEURRE

    Exemple de page TECHNIQUE LEURRE

    Exemple de page COIN DE PÊCHE

    Exemple de page COIN DE PÊCHE

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  • 24nov

    Points GPS d’épaves à (gros) carnassiers

    PREMIERE PARTIE – MANCHE EST

    Pêche en Mer n° 317, Décembre 2011
    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

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    Pêche en Mer 317, décembre 2011 : Points GPS d'épaves

    Introduction de l’article :

    Les épaves sont des zones de premier choix pour localiser les gros carnassiers et vous savez maintenant comment les aborder au mieux pour réussir vos sorties (lire Pêche en Mer n°316). Reste maintenant à passer à l’action. Mais pour aller où ? Afin de vous aider, voici une liste de coordonnées GPS. Mais pas n’importe lesquelles, puisque cette liste est une sélection des épaves potentiellement riches en carnassiers.

    Pour déterminer ma sélection, je me suis appuyé sur les caractéristiques les plus favorables pour l’acclimatation des carnassiers sur une épave. Les carnassiers, selon le secteur, peuvent être les bars, les lieux jaunes, les morues, les maigres et bien d’autres. De plus tous les points GPS donnés ici sont précis entre 1 et 10 m, vous êtes donc sûr de trouver facilement chacune de ces carcasses.

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  • 21août

    Pêche en Mer n°314

    Pêche en Mer n°314

    Leurres souples, techniques pour le bar

    Introduction de l’article :

    Techniques pour le bar, aux leurres souples

    Le leurre souple se développe à vitesse grand V, à tel point que de nombreux acharnés de la traque du bar ne voient plus que par le souple. Pour pêcher le bar, on peut dire que les leurres souples sont à l’honneur, encore faut-il savoir manier le slug ou le shad…

    Je parle ici de plusieurs techniques de pêche aux leurres souples  :

    • Pêche en jerking / twitching (dite volée)
    • Pêche en traction
    • Pêche à gratter
    • Pêche en dandine

    Voir aussi sur le web :

    – Fiche leurre : les shads / Fiche leurre : les slugs

    – Pêche du bar aux leurres souples

    – Les montages de leurres souples

    – La biologie complète du bar ou loup

    – Tout sur les leurres de pêche

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Pêche en Mer n°314 - Septembre 2011

    Pêche en Mer n°314 - Septembre 2011

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  • 02juil
    Pêche en mer Hors-Série Bar n°17

    Pêche en mer Hors-Série Bar n°17

    Les coins de pêche pour le bar

    Introduction de l’article :

    Du bord au large, tous les postes à bar.

    Qu’il soit recherché du bord ou en bateau, le bar se traque de multiples manières et il  s’acclimate à de nombreuses configurations. Poste peu ou très profonds, avec ou sans courant, eau claire ou sale, fonds accidentés ou non, tant de paramètres opposés que l’on a croisé un jour en cherchant le Dicentrarchus labrax ! Voici les postes types pour rechercher le bar.

    « Si le bar nous fascine tant, c’est bien pour la diversité des approches qui permettent sa capture. Tantôt déçus par une bredouille imprévisible, tantôt émerveillés par un excellent résultat tout aussi improbable, voilà ce qui nous plait chez le labrax. Il se prend aussi bien sur une épave immergée dans plus de 40 mètres d’eau qu’en surface sur une avancée rocheuse accessible à tous pêcheurs à pied. De plus, un gros sujet se balade aussi bien au large que dans la zone de balancement des marées… »

    Les coins de pêche à bar suivants sont abordés :

    • Les tombants et cassures
    • Les épaves
    • Les têtes de roche
    • Les rivières : lits, deltas et embouchures
    • Les digues rocheuses
    • Les côtes rocheuses (pointes, falaise, roches artificielles de protection du littoral…)
    • Les étendues de roches immergées (plateaux, dédales…)
    • Les parcs d’élevage conchylicoles
    • Les plages

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Pêche en Mer HS n°17 - Les postes à bar

    Pêche en Mer HS n°17 - Les postes à bar

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  • 27mai

    Couper la queue des poissons

    Marquage obligatoire des poissons conservés

    Marquage obligatoire des poissons conservés

    Un an après la signature de la charte pour une pêche en mer éco-responsable, qui a remplacé l’idée d’un permis de pêche en mer, le texte de loi indiquant de couper la queue des poissons dès la mise au sec vient d’être publié. En résumé :

    • Couper la partie inférieure de la queue des poissons conservés et destinés à mourir (voir liste).
    • La queue est coupée : du bord dès la capture, en bateau avant le débarquement (les poissons peuvent être conservés vivants dans un vivier avant d’être relâchés).
    • Les poissons doivent être conservés entiers jusqu’au débarquement (pour pouvoir être contrôlés et mesurés).

    Liste des poissons concernés : Bar, Bonite (pélamide), Cabillaud, Corb, Daurade coryphène, Daurade royale, Denti, Espadon, Espadon voilier, Lieu jaune, Lieu noir, Maigre, Makaire bleu, Maquereau commun, Marlin bleu, Pagre, Rascasse rouge, Sar commun, Sole, Thazard/job, Thon jaune, Voilier de l’Atlantique
    Crustacés concernés : Homard et Langouste

    Mon premier constat est le manque de quelques espèces, par exemple le Bar moucheté, la Bonite, la Daurade grise, la Liche, le Maquereau espagnol, le Marbré, le Merlan, la Plie, les Raies, les autres espèces de Sars et le Turbot, alors que certaines d’entres-elles ont une valeur commerciale importante et peuvent être sujets aussi à une vente illégale.

    Ensuite je suis très étonné de la présence du Thon jaune, à mon avis en lieu et place du Thon blanc.


    Arrêté en PDF : PDF – Arrêté – Marquage des poissons

    Texte officiel de l’arrêté exigeant de couper la queue des poissons :

    JORF n°0123 du 27 mai 2011 – Texte n°45

    ARRETE

    Arrêté du 17 mai 2011 imposant le marquage des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime de loisir

    NOR: AGRM1107007A

    Le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire,

    Vu le règlement (CE) n° 850/98 du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins ;
    Vu le règlement CE n° 2371/2002 du Conseil du 20 décembre 2002 relatif à la conservation et à l’exploitation durable des ressources halieutiques dans le cadre de la politique commune de la pêche ;
    Vu le règlement (CE) n° 1967/2006 du Conseil du 21 décembre 2006 concernant des mesures de gestion pour l’exploitation durable des ressources halieutiques en Méditerranée et modifiant le règlement (CEE) n° 2847/93 et abrogeant le règlement (CE) n° 1626/94 ;
    Vu le règlement (CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche ;
    Vu le règlement (CE) n° 1288/2009 du Conseil du 27 novembre 2009 instituant des mesures techniques transitoires du 1er janvier 2010 au 30 juin 2011 ;
    Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment le livre IX ;
    Vu le décret n° 90-94 du 25 janvier 1990 modifié pris pour l’application de l’article 3 du décret du 9 janvier 1852 modifié fixant les conditions générales d’exercice de la pêche maritime dans les eaux soumises à la réglementation communautaire de conservation et de gestion ;
    Vu le décret n° 90-95 du 25 janvier 1990 pris pour l’application de l’article 3 du décret du 9 janvier 1852 modifié fixant les conditions générales d’exercice de la pêche maritime dans les zones de pêche non couvertes par la réglementation communautaire de conservation et de gestion ;
    Vu le décret n° 90-618 du 11 juillet 1990 modifié relatif à l’exercice de la pêche maritime de loisir ;
    Vu l’arrêté du 15 juillet 2010 déterminant la taille minimale ou le poids minimal de capture et de débarquement des poissons et autres organismes marins ;

    Considérant l’adoption de la « charte d’engagements et d’objectifs pour une pêche de loisir éco-responsable » signée le 7 juillet 2010 dont l’un des buts est la lutte contre les ventes illégales de produits de la mer,

    Arrête :

    Article 1

    Le présent arrêté s’applique à la pêche maritime de loisir exercée sous toutes ses formes à pied, du rivage, sous-marine ou embarquée.

    Il s’applique dans les eaux sous souveraineté ou juridiction française.

    Article 2

    Dans la zone et pour les activités de pêche visées à l’article 1er, les spécimens des espèces pêchées dont la liste est annexée au présent arrêté doivent faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale.

    Article 3

    Les spécimens des espèces pêchées par des plaisanciers embarqués ou des pêcheurs sous-marins pêchant à partir d’un navire sont marqués dès la mise à bord, sauf pour les spécimens qui sont conservés vivants à bord avant d’être relâchés. Le marquage s’effectue, dans tous les cas, avant le débarquement.

    Pour les pêcheurs sous-marins pratiquant à partir du rivage, ce marquage doit intervenir dès qu’ils ont rejoint le rivage.

    Pour les pêcheurs à la ligne pratiquant depuis le rivage, ce marquage doit intervenir dès la capture.

    Article 4

    Hormis l’opération de marquage, les spécimens pêchés doivent être conservés entiers jusqu’à leur débarquement, le marquage ne devant pas empêcher la mesure de la taille du poisson.

    Article 5

    Tout manquement aux présentes dispositions, notamment en ce qui concerne le marquage, peut donner lieu, indépendamment des sanctions pénales susceptibles d’être prononcées, à l’application d’une sanction administrative prise conformément à l’article L. 946-1 et L. 946-4 du code rural et de la pêche maritime ou à des mesures conservatoires prises conformément à l’article L. 943-1 du même code.

    Article 6

    Le directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture et les préfets de région concernés sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

    A N N E X E
    LISTE DES ESPÈCES DEVANT FAIRE L’OBJET D’UN MARQUAGE

    NOM COMMUN NOM SCIENTIFIQUE
    Bar/loup Dicentrarchus labrax
    Bonite Sarda sarda
    Cabillaud Gadus morhua
    Corb Sciaena umbra
    Denti Dentex dentex
    Dorade coryphène Coryphaena hippurus
    Dorade royale Sparus aurata
    Espadon Xiphias gladius
    Espadon voilier Istiophorus platypterus
    Homard Homarus gammarus
    Langouste Palinurus elephas
    Lieu jaune Pollachius pollachius
    Lieu noir Pollachius virens
    Maigre Argyrosomus regius
    Makaire bleu Makaira nigricans
    Maquereau Scomber scombrus
    Marlin bleu Makaira mazara
    Pagre Pagrus pagrus
    Rascasse rouge Scorpaena scrofa
    Sar commun Diplodus sargus sargus
    Sole Solea solea
    Thazard/job Acanthocybium solandri
    Thon jaune Thunnus albacares
    Voilier de l’Atlantique Istiophorus albicans

    Fait le 17 mai 2011.

    Pour le ministre et par délégation :

    Le directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, P. Mauguin

    Arrêté en PDF : PDF – Arrêté – Marquage des poissons

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  • 20mai

    Pêche en Mer 311 - Juin 2011

    Pêche en Mer 311 - Juin 2011

    Pêche sur les postes isolées

    Tête de roche, épave, tombant…

    Pêche en Mer n° 311, Juin 2011

    Introduction de l’article :

    Aux leurres…
    Pratiquez les postes isolés

    Au large, le moindre relief isolé au milieu de la masse d’eau est un habitât potentiel pour la flore et la faune aquatique. Certains postes rassemblent de véritables attroupements de carnassiers, lesquels ne se jettent pas pour autant sur le moindre leurre…

    « A la belle saison, le nombre de plaisanciers se multiplie et chacun est à l’affût du résultat des autres bateaux revenant du large. Les options d’itinéraire sont nombreuses et en misant sur un poste isolé au large, dans une certaine profondeur, vous optimisez les chances de réussite.

    La carte marine nous donne toutes les informations nécessaires au repérage des bons postes. Elle indique la présence d’épaves, obstructions, têtes de roche, tombants ou encore dunes de sables. Tous ces postes sont intéressants et susceptibles de rassembler quelques gros poissons (bars, lieus, maigres, morues…) en quête de nourriture.

    Les postes les plus précis sont les têtes de roche représentées par une croix sur les cartes et les épaves représentée par des symboles ronds ou ovales (voir encadré page 53)… ».

    Ci-dessous un aperçu de l’article :

    Les postes isolés : épaves, têtes de roches, tombants, obstructions

    Les postes isolés : épaves, têtes de roches, tombants, obstructions

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  • 26fév

    Ifremer, le bar (Dicentrarchus labrax)

    Publication de février 2011

    Voici une publication toute récente de l’IFREMER sur l’état et la gestion des stocks de bars ainsi que les méthodes de pêche. Il concerne la pêche du bar dans sa globalité, qu’il s’agisse des méthodes professionnelles ou de la pêche de loisir par les plaisanciers.

    A lire attentivement, c’est certainement un texte d’influence pour la suite…

    Le bar, une espèce convoitée

    Sur la façade Manche Atlantique et en mer du Nord, le bar est principalement exploité par la France (environ les deux tiers des débarquements internationaux), le Royaume-Uni, et dans une moindre mesure par la Belgique, l’Espagne et le Portugal (Figure 1). La moitié des débarquements français (Figure 2) provient du golfe de Gascogne (Zone VIIIa,b sur la figure 4). Ces chiffres ne concernent que les pêcheries commerciales ; en 2008, une étude nationale a montré que, en France, les captures de la pêche récréative étaient du même ordre de grandeur que celles de la pêche professionnelle. Ces estimations seront prochainement affinées à partir des résultats d’une enquête BVA-Ifremer en cours. À noter que certains pays, comme l’Irlande, ont fait le choix de réserver cette ressource à la pêche plaisancière.

    Fig.1 : Répartition européenne des captures de bar Manche Atlantique / pêche professionnelle. Fig.2 : Distribution géographique des captures de bar / pêche prof. française. Total débarquements = 5400 tonnes

    Fig.1 : Répartition européenne des captures de bar Manche Atlantique / pêche professionnelle. Fig.2 : Distribution géographique des captures de bar / pêche prof. française. Total débarquements = 5400 tonnes

    Des méthodes de capture et des acteurs variés

    Le bar est un poisson côtier recherché à la fois par des pêcheurs professionnels et plaisanciers. La pêche professionnelle regroupe des activités très diverses (Figure 3) : elle est pratiquée à l’année par de petites embarcations, qui utilisent la palangre, la ligne de traîne ou les filets. Des pêches saisonnières ont lieu, en hiver, avec des unités plus importantes, qui pratiquent le chalutage pélagique « en bœuf » (à deux navires), le chalutage de fond et plus rarement la bolinche. La pêche à la seine danoise, également saisonnière, se développe en France depuis 2009. Le chalutage contribue à près des deux tiers des débarquements de la pêche professionnelle française.

    Figure 3 : Répartition par engin des captures de bar pour la pêche pro. française (chalut fond, chalut pélagique, ligne,  palangre, filet, bolinche, senne danoise)

    Figure 3 : Répartition par engin des captures de bar pour la pêche pro. française (chalut fond, chalut pélagique, ligne, palangre, filet, bolinche, senne danoise)

    La pêche plaisancière se pratique de nombreuses manières : lignes traînantes, palangres ou filets à partir d’embarcations de plaisance, cannes à pêche depuis le rivage, en plongée au fusil sous-marin.

    Cette diversité des méthodes de pêche peut entraîner des conflits d’usages entre les différentes flottilles professionnelles d’une part, et entre les professionnels et la pêche récréative d’autre part.

    La période de frai, ou « quand le bar devient accessible aux chaluts pélagiques »

    Les chalutiers pélagiques, les bolincheurs, certains chalutiers de fond et récemment la senne danoise ne pêchent le bar, de manière ciblée, qu’en période de frai. La concentration des bars à cette période les rend en effet facilement accessibles par ces techniques de pêche et les rendements sont très élevés. En dehors de cette période, lorsque le bar retrouve un comportement moins grégaire, ces navires ne les capturent que de manière accidentelle. Le bar est alors ciblé par les métiers de l’hameçon, les fileyeurs et les pêcheurs récréatifs.

    La période estivale, ou « quand le bar est présent en zone côtière et donc plus accessible aux ligneurs et aux plaisanciers »

    Comme pour tout poisson prédateur, la quête de nourriture conditionne le comportement du bar, ses mouvements et migrations. C’est une espèce opportuniste. Son régime alimentaire, très varié, (crustacés, céphalopodes, petits pélagiques ou juvéniles de diverses espèces), le mène dans toutes les zones côtières, y compris à de faibles profondeurs (< à un mètre), comme c’est le cas en été. Le bar est alors dispersé, excepté dans des zones particulières (par exemple celles de forts courants) où il peut former des bancs. De façon générale, des fluctuations locales d’abondances de certaines proies (petits pélagiques comme le lançon), liées, notamment, à des variations des conditions hydrologiques, peuvent générer localement des variations de capturabilité des poissons ou de leurs abondances qui ne reflètent pas nécessairement l’abondance globale des stocks.

    Une ressource constituée de plusieurs sous-populations

    L’aire de répartition du bar s’étend, dans l’Atlantique nord-est, des côtes du Maroc au sud de la Norvège (30° à 60° Nord) incluant la mer d’Irlande, la mer du Nord, la mer Baltique, ainsi que la mer Méditerranée et la mer Noire. On le trouve jusqu’à des profondeurs d’une centaine de mètres, et jusqu’à environ 80 km des côtes.

    Sur la façade Atlantique, le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) considère, actuellement, 6 stocks (un stock est constitué par la fraction exploitable d’une population de poissons) : le stock de mer du Nord, dont le lien avec la population de la Manche serait faible ; le stock de Manche-est ; le stock du sud et du sud-ouest des côtes anglaises ; le stock des côtes irlandaises ; le stock de la pointe bretonne (sud de la Manche-ouest et de l’ouest-Bretagne) et le stock du golfe de Gascogne (du sud-Bretagne à l’Espagne). Néanmoins, l’hypothèse que ces stocks correspondent effectivement à des entités biologiques reste à confirmer. En effet de récents travaux s’appuyant sur des expériences de marquage et des analyses génétiques suggèrent que si la mer du Nord et le golfe de Gascogne constituent des unités séparées, la Manche et le sud Irlande pourraient être traités comme une seule entité. Ces travaux indiquent également que le réchauffement climatique pourrait modifier les limites biogéographiques de l’espèce, une extension plus septentrionale de sa distribution étant d’ores et déjà observée. En conséquence, le CIEM recommande la poursuite d’études visant à mieux définir les stocks et leurs limites géographiques.

    Des stocks dont l’évaluation doit encore être améliorée

    Compte tenu des incertitudes sur la délimitation précise des stocks et des données disponibles, les évaluations sont effectuées à l’échelle des zones géographiques suivantes (Figure 4) : IVbc (mer du Nord), VIId (Manche est), VIIeh (Manche ouest), VIIafg (mer Celtique), VIIIab (golfe de Gascogne).

     

    Figure 4 : cartographie des zones CIEM

    Figure 4 : cartographie des zones CIEM

    En 2010, les conclusions du groupe d’experts du CIEM(1) indiquent que :

    • pour le stock de Manche Ouest (Zone VIIe,h) la biomasse des reproducteurs a augmenté entre 2000 et 2005, et diminue depuis. Par ailleurs, la mortalité par pêche s’est accrue depuis 2000, en relation avec une augmentation de l’effort de pêche liée notamment au développement de la pêcherie pélagique dont les débarquements sont les plus importants pour cette zone. Concernant les recrutements, malgré quelques bonnes années au cours de la dernière décennie, la tendance est à la baisse depuis 2000.
    • pour le golfe de Gascogne (zone VIIIab), les résultats d’une évaluation très préliminaire du stock montrent une augmentation de la mortalité par pêche au cours de la dernière décennie. L’évaluation quantitative précise de l’état des stocks de bar reste difficile du fait de l’incertitude des données de capture et en particulier celles concernant la pêche récréative. Des progrès dans l’acquisition de données et de connaissances biologiques de l’espèce sont indispensables pour améliorer l’évaluation des diverses composantes de cette ressource.

    (1) http://www.ices.dk/reports/ACOM/2010/WGNEW/WGNEW%202010%20.pdf

    Des stocks (de bar) qu’il faut préserver

    Aujourd’hui, la réglementation européenne ne limite pas les quantités de prises de bar (pas de TAC ni quotas), mais impose une taille minimale de débarquement, fixée à 36 cm en Atlantique-nord-est. De plus, en France, les apports des chalutiers (pélagiques et de fond) sont limités à 5 tonnes hebdomadaires par navire, mais cette limitation a davantage pour objectif d’éviter l’engorgement des marchés que de gérer la ressource. La pêche à la bolinche est également encadrée aux niveaux individuel et collectif et le plafond total pour la flottille a été établi à 72 tonnes en 2011 (CRPMEM Bretagne, décision du 31 janvier 2011)

    En 2004(2), dans son avis pour la gestion, le CIEM recommandait de limiter l’entrée de navires utilisant des chaluts pélagiques dans la pêcherie, et de prendre des mesures pour protéger les juvéniles. Cet avis reste valable aujourd’hui.

    En dépit de cet avis, on constate que l’effort de pêche a augmenté ces dernières années pour beaucoup de métiers ciblant plus ou moins le bar, sans qu’il soit aujourd’hui possible de quantifier précisément l’effet de cette augmentation sur l’état des stocks. Cependant, les résultats des dernières évaluations du CIEM (2010) indiquent une probable augmentation de la mortalité par pêche en Manche Ouest et dans le golfe et de Gascogne ainsi qu’une diminution de la biomasse de reproducteurs en Manche Ouest (cette donnée n’étant pas disponible pour le golfe de Gascogne).

    Il convient donc de rester particulièrement vigilant. L’expérience montre en effet qu’il est préférable de mettre en place des mesures de gestion des stocks visant à en assurer la pérennité avant qu’une dégradation de l’état de ces stocks n’aboutisse à une situation difficile à maîtriser. Il importe donc d’anticiper une telle situation en intensifiant le suivi des activités et des prélèvements de l’ensemble des acteurs (pêche professionnelle et pêche récréative), en améliorant les connaissances sur la biologie de l’espèce et en organisant un partage de l’accès à la ressource qui permette d’en assurer l’exploitation durable.

    Du bon usage du repos biologique appliqué au bar

    Les arrêts temporaires de la pêche (dont les repos biologiques font partie) sont l’un des moyens de limitation de l’effort de pêche qui figurent dans la panoplie des outils de gestion de la Politique Commune de la Pêche (PCP). Selon les objectifs de gestion, la période de fermeture peut viser à réduire la mortalité par pêche des juvéniles ou des adultes reproducteurs, à organiser le partage de la ressource entre les usagers, ou encore à intégrer des critères de commercialisation du produit. L’effet d’un repos biologique dépend à la fois de la vulnérabilité de l’espèce pendant la période de fermeture (notamment si le poisson se concentre en bancs), et de la réduction effective de l’effort de pêche global qu’engendre l’application de la mesure.

    (2) 2004 est la seule année où, à l’issue de l’évaluation, le CIEM a fourni un avis pour la gestion, à la demande de la Commission européenne

    Dans l’état actuel des connaissances, il semble que l’exploitation d’un stock de poisson au moment du frai n’ait pas beaucoup plus de conséquences sur le renouvellement de ce stock que si les poissons étaient pêchés à une autre période, sous réserve que l’extraction par la pêche totale demeure compatible avec le maintien d’une quantité de reproducteurs suffisante(3) et que le comportement reproducteur des poissons ne soit pas perturbé par les opérations de pêche. Dans le cas d’un stock qui serait composé de sous-unités ayant une dynamique propre (comme c’est le cas pour le bar), le concept de « quantité suffisante de reproducteurs » vaut pour chacune de ces sous-unités. Ne pas en tenir compte pourrait avoir des conséquences graves sur la pérennité de ces sous-unités et, à terme, sur l’ensemble du stock. Comme souligné précédemment, les connaissances sur la structuration spatiale de la population de bar en différents stocks doivent être améliorées. Il convient donc de rester prudent sur les niveaux de mortalité par pêche lors du frai pour éviter les risques de surexploitation locale.

    En tout état de cause, le repos biologique en saison de reproduction tel que préconisé et appliqué par certains usagers ne peut pas se substituer aux indispensables mesures de gestion permettant de réguler l’accès et la pression de pêche globale.

    Vers des mesures de gestion pour une pêche durable ?

    Jusque récemment, les difficultés liées à la gestion du bar résidaient davantage dans des problèmes de partage et/ou d’accès à la ressource que dans l’absence d’une réglementation limitant les captures (TAC). Les analyses les plus récentes indiquent une augmentation vraisemblable de la mortalité par pêche ces dernières années et une probable baisse de la biomasse reproductrice dans certaines zones.

    Aussi, malgré les incertitudes actuelles sur l’état des stocks de bar, il convient 1) de définir des mesures visant à encadrer la pression de pêche voire à la réduire, et 2) de préciser les conditions d’accès à la ressource au sein de la pêche professionnelle, entre les différents métiers pratiqués, et entre les pêcheurs professionnels et les pêcheurs plaisanciers. Pour établir des mesures de gestion adaptées, et notamment le partage de l’accès à la ressource, il convient de connaître la biologie et l’écologie de l’espèce, sa structuration spatio-temporelle, l’état des stocks, les modalités d’exploitation (tailles des poissons capturés, impact des engins sur l’écosystème) et la part relative des différents métiers (y compris plaisanciers) à la mortalité pêche.

    Il est également nécessaire de mesurer les conséquences des stratégies de gestion sur l’écosystème et les impacts socio-économiques (de la qualité du poisson – et donc de son prix – aux considérations en terme d’emplois ou d’attractivité pour le tourisme) qui sont très variables en fonction des flottilles et de la part que représente le bar dans leurs revenus.

    En conséquence, l’exploitation durable de cette espèce suppose de véritables choix politiques qui doivent être examinés et partagés par l’ensemble des acteurs lors de la nécessaire mise en place d’un plan de gestion à long terme.

    (3) Dans des situations critiques où les quantités de reproducteurs sont très faibles, il y a évidemment intérêt à « protéger » au maximum la reproduction en plus d’une réduction totale de la pression de pêche.

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  • 22nov

    Labrax Tour – Labrax Cup 2011

    Les dates des Labrax Cup, Open Labrax et Open Bar 2011

    L’Union Française des Associations de Promotion de la Pêche Sportive (UFAPPS) regroupe les compétitions de pêche du bar, aux leurres et en « NO KILL » (tous les poissons sont remis vivants à l’eau). L’un de nos objectifs, en plus de la sécurité en mer, est de promouvoir une pêche sportive raisonnable et raisonnée et plus particulièrement le respect, pour le bar, de la taille biologique de 42 cm.
    L’association UFAPPS organise sur le plan national un challenge, le LABRAX-CUP®, qui comporte plusieurs compétitions « open » organisées sur la façade Atlantique. La troisième saison du challenge Labrax-Cup vient de s’achever ; 170 équipes ont participé à cette troisième édition !

    Calendrier des 8 compétitions de la Labrax Cup 2011 :

    Open Labrax Saint Vaast : 7/8 mai 2011 au port de Saint Vaast la Hougue ;
    Open Bar du Golfe : 21/22 mai 2011 au port du Crouesty ;
    Open Labrax des Glénan : 4/5 juin au port de Beg Meil en Fouesnant ou à Port la Forêt ;
    Open Bar® d’Oléron : 18/19 juin au port de Saint Denis d’Oléron ;
    Open Labrax Cherbourg : 3/4 septembre 2011 au port de Cherbourg ;
    Labrax Iroise Cup : 10/11 septembre 2011 au port de Lanildut ;
    Seabass Chausey : 24/25 septembre2011 au port de Granville ;
    Open Labrax de Saint-Malo : 15/16 octobre 2011 au port de Saint-Malo.

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